Exploitation de la ligne Dakar-Paris par la compagnie Air Sénégal Sa : Maimouna Ndoye Seck apporte des éclaircissements

La compagnie nationale Air Sénégal S.a va reprendre les airs dans quelques semaines. Après avoir démarré ses vols domestiques en avril dernier avec deux (02) ATR 72-600, elle annonce sa décision de « lancer ses vols régionaux en octobre 2018 avec des A319. Ensuite, « pour l’exploitation de lignes intercontinentales, notamment le Dakar-Paris, à partir du 1er Février 2019, la compagnie a acquis deux (02) A330 Neo, appareils de dernière génération et d’un confort optimal », renseigne le ministère des Transports aériens et du développement des infrastructures aéroportuaires dans un communiqué parvenu à Seneweb.

Dans le document, les services de Maimouna Ndoye Seck expliquent les raisons de l’arrêt des vols Dakar/Paris par la compagnie Corsair. Et dénoncent par la même occasion les propos discourtois tenus par certains à ce sujet. « Depuis quelques temps, certains groupes de pression cherchent à jeter le discrédit sur l’option stratégique de l’Etat du Sénégal de permettre à Air Sénégal Sa d’assurer l’exploitation de la ligne Dakar-Paris-Dakar ; droit jusqu’ici accordé à Corsair, à sa demande, à titre exceptionnel et provisoire ».

Le texte rappelle que  » les relations aériennes entre le Sénégal et la France sont régies par un accord aérien signé le 16 septembre 1974 et révisé le 20 septembre 2012. Cet accord consacre le principe de l’équilibre des capacités à raison de 07 fréquences par pavillon désigné sur la desserte Dakar-Paris. Dans ce cadre, la France a décidé d’attribuer à Air France ses 7 fréquences en qualité de compagnie aérienne désignée. De la même manière, le Sénégal a, pour sa part, décidé d’accorder ses fréquences à sa compagnie nationale, droit qu’utilisait Air Sénégal International (Asi) au moment de son exploitation ».

Mieux, poursuit-il, « A la disparition des précédentes compagnies nationales et afin de maintenir un environnement compétitif, accompagner le développement du tourisme et favoriser le hub de Dakar, le Sénégal a accordé ses droits à Corsair à la condition que ceux-ci soient restitués au pavillon national dès qu’elle sera en mesure de les exploiter. Les autorisations y afférentes étaient accordées à Corsair par saison ; la dernière dans ce cadre, prenant fin le 31 janvier 2019 à minuit, telle que notifiée à la Dgac (Direction générale de l’Aviation civile française) par l’autorité de l’aviation civile sénégalaise ».

Par conséquent, tranche le ministre conseiller du président de la République, « les seules armes que nous avons pour l’heure, c’est notre bilan ».