Lansana Diabé : « La Cour ne peut pas faire abstraction de l’arrêt de la Cedeao »

Lansana Diabé Siby ne partage pas l’avis des avocats de la défense sur la nécessité d’annuler la procédure en raison de la violation du règlement 5 de l’Uemoa. Lequel exige la présence d’un avocat dès l’interpellation du mis en cause. Le procureur général de la Cour d’appel de Dakar qui a fait son réquisitoire ce mardi 24 juillet, a demandé au président Demba Kandji d’annuler, seulement,  une partie du dossier.

« Pour ma part, je dirais simplement que ce procès-verbal qui contient les auditions peut être purement et simplement écarté pour toute audition ou confrontation qui n’a pas fait l’objet de la présence d’un avocat. Tous les autres documents annexes joints au dossier demeurent valables. C’est pourquoi, je ne suis pas d’accord lorsqu’on nous demande d’annuler la procédure. On peut sanctionner les procès verbaux qui ont fait une violation sans pour autant annuler le réquisitoire, étant entendu que le réquisitoire introductif s’est fait aussi sur la base d’autres documents », déclare-t-il.

Dans son réquisitoire qui a duré près d’une demie heure, il a aussi souligné que la Cour ne pouvait pas faire abstraction de l’arrêt de la Cedeao, présent dans le dossier.   » Sur ce plan de nullité soulevée, la loi dit que la nullité vous (le juge) pouvez annuler tout ou une partie de la procédure ultérieure. S’agissant de l’espèce, Khalifa Sall ayant fait un pourvoi, la Cour de cassation s’est prononcée. Ce qui donne l’autorité de la chose jugée. L’arrêt nous devons l’intégrer dans notre jurisprudence », indique-il.

Le procès-verbal qui contient les auditions peut être écarté