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Témoignage de Kate Ndiaye, sénégalo-americaine : « Le discours anti-musulman est de plus en plus toléré »

Kate pour les intimes, Khady Gaye Ndiaye est née à New York mais a passé toute son enfance à Mbour, où elle a eu son « Baccalauréat à l’âge de 16 ans ». Sur les conseils de sa mère, elle est retournée dans son pays natal afin d’y poursuivre ses études supérieures.

 

Depuis l’élection de Donald Trump en novembre 2016, la parole raciste s’est un peu plus libérée aux Etats-Unis. La présidence de Trump a beaucoup changé l’environnement racial aux Etats-Unis, pour la jeune sénégalo-américaine qui reconnaît, toutefois, « que le racisme a toujours existé dans ce pays ». Même si elle signale être revenue « dans le pays de la « liberté » pendant la présidence de Barack Obama, qui avait une approche totalement différente de celle de Trump ».

A son retour, Kate Ndiaye a d’abord vécu dans « le Maryland de 2011 à 2013, avant de changer d’université pour rejoindre New Jersey City University dans le New Jersey », où elle effectue une licence en gestion d’entreprise.

La jeune femme de 23 ans pense que les immigrés sont « considérés comme des voleurs d’emplois. Trump a réussi à installer un climat de tensions, notamment à l’égard des immigrés. Cette situation est déplorable parce qu’elle augmente les chances des Américains à être embauchés, alors qu’elle réduit celles de ceux qui sont originaires d’Afrique ».

L’arrivée de Trump a divisé le pays en deux avec les « pro » et les « anti » 45e président des Etats-Unis. « J’ai malheureusement perdu certains de mes amis de couleur blanche, qui ne partageaient pas mon point de vue sur les ordres exécutifs de Trump et ses décisions radicales ».

Kate Gaye Ndiaye a « l’impression qu’il est devenu plus difficile de vivre dans ce pays depuis l’élection de Trump. La plupart des immigrés ne rêve que d’une chose : rentrer au bercail. Malheureusement, cela est plus facile à dire qu’à faire. Repartir les mains vides représente l’un des principaux facteurs qui influencent les Sénégalais à ne pas rentrer ».

Après une campagne électorale dont l’un des thèmes-phare fut l’immigration, « le Président s’est engagé, en février 2017, à expulser les millions d’immigrants illégaux. Depuis cette annonce, nombreuses sont les familles qui vivent dans une hantise constante. Chaque jour, en rentrant chez moi, je me pose la même question : Que nous prépare Trump ? Je me souviens avoir reçu, il y a quelques jours, un message de ma cousine, dans lequel elle me demandait si j’avais mon passeport parce qu’ils déportaient (expulsaient, ndlr) des gens dans le Bronx. Même si je suis Américaine, et elle le sait, elle vit dans l’inquiétude comme le reste d’entre nous ».

L’apport des immigrés
Dans cette chasse aux immigrés qui ne porte pas encore son vrai nom, l’Amérique de Trump oublie ce qu’elle doit aux immigrés. Kate Gaye prend l’exemple du domaine de la santé où « vingt-huit pour cent (28%) des médecins sont des immigrants et l’Amérique est déjà à court de médecins. Avec les interdictions d’immigration de Trump, nous verrons une diminution drastique de ce pourcentage. D’après les écoles de médecine, l’ordre de Trump rend encore plus difficile le recrutement de médecins pour travailler dans les hôpitaux. Cela entraînera un ralentissement des progrès scientifiques, car les spécialistes chercheront un emploi ailleurs. Les choses deviennent beaucoup plus difficiles avec ce nouveau gouvernement républicain ».

Dans ce contexte, être musulman pourrait être synonyme de cumul de handicaps si l’on voulait tomber dans un cynisme de mauvais goût. « Je suis une fière musulmane vivant aux États-Unis. Aujourd’hui, le discours anti musulman est de plus en plus toléré dans ce pays ». Toutefois, Kate Gaye note que « l’hostilité américaine envers l’Islam et les musulmans n’a pas commencé avec Trump, cela a simplement empiré et sera toujours présente. Au cours de sa campagne, il a promis d’expulser la majeure partie des musulmans. Il a tenu sa promesse en signant un décret interdisant l’entrée aux États-Unis des ressortissants de certains pays pendant une période de 90 jours ».

Une décision qui n’est pas sans conséquence dans l’appréhension négative qu’ont les Américains de l’Islam. « Il est difficile de vivre dans un pays où vous êtes étiquetée comme une menace simplement à cause de votre religion, regrette Kate Gaye. Mon père m’appelle toujours pour me dire d’être prudente avec mes publications sur les réseaux sociaux parce qu’«ils » nous surveillent. Nous ne pouvons pas laisser Trump et son gouvernement nous décourager, et nous empêcher de réaliser notre rêve américain ».

La jeune américaine d’origine sénégalaise hésite à rester aux Etats-Unis après la fin de ses études, dans deux mois. Une hésitation qu’elle tempère : « On ne sait jamais. Si cela change, j’y repenserai ». C’est cela aussi le rêve américain.

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